- Commençons par un rappel historique des faits.
- Les Allemands menacent Grenoble en date du 20 juin 1940, les troupes
du Général Cartier chargés de la défense se sont déployés dans la cluse de
Voreppe afin d’interdire toute progression.
- Pour cela une artillerie très hétéroclite allant du 25 mm anti char au
75 de montagne a était déployée.
- La protection du village est assuré par 2 compagnies du 81eme RI
(Régiment d’Infanterie), la aussi les éléments composants ces compagnies
sont très variés on trouve une compagnie du 4eme de Génie, des chasseurs
alpins, des éléments du 614eme Régiment de Pionniers, des éléments du 4eme
de Génie, de l’Infanterie Coloniale, des éléments de la Défense Aérienne
du territoire et même des marins de Toulon servant des canons de 47 de
marine, comme je vous le disait la troupe provient d’horizon très divers.
- Le génie a fait saute le pont de Brandegaudiere interdisant ainsi le
passage des chars.
- Des abris ont étaient improvises pour embosser les canons anti chars.
- Le tunnel du train lui a était obstrues par du matériel déraillé de
manière a interdire tout contournement.
- De même des réseaux de barbelés ont était mis en place.
- Les premiers chars feront leur apparition le 23 juin un violent
échange de feu s’en suivra se qui obligera les chars allemand à se
replier.
- Un tir de contre batterie sera alors effectue ce qui obligera le
retrait des 47 de marine à Voreppe, sinon le tir de contre batterie
restera inefficace.
- Les allemands prennent conscience du point de résistance et change de
stratégie la décision est prise de faire attaquer le mole défensif par
l’infanterie.
- Le 24 juin les allemands se regroupent pour préparer leur attaque mais
ils seront mis en déroute par l’artillerie.
- A aucun moment le mole défensif de Voreppe ne reculera l’armistice
mettra fin au combat sans que la troupe n’ai était vaincu.
- Le 24 Avril 1943 verra l’installation d’une garnison italienne qui
pour protéger la route construira un mole défensif beaucoup plus résistant
car elle entreprend la construction de pas moins de quatre blockhaus sur
le ruisseau de la Roise à Brandegaudiere, ainsi qu’un d’un blockhaus de
protection de la ligne de chemin de fer à l’entrée du tunnel de
Brandegaudiere, dont deux seulement subsiste aujourd’hui.
- Le plus avancé des deux blockhaus visible
aujourd’hui se trouve à coté du pont actuel, le blockhaus de forme ronde
prend appui sur la pile de l’ancien pont, il a un toit plat et possède
trois embrasures pour armes individuelles ou FM.
- L’accès à ce blockhaus est un peu particulier car il se fait par
l’arrière de celui-ci par une sorte de puits.
- La forme des embrasures est une simple découpe dans le béton il n’y
avait aucune trace de masque blindé, je pense que l’efficacité de ce genre
d’ouvrage surtout à la fin de la guerre devait être bien faible.
- Le deuxième ouvrage se trouve en léger retrait derrière le premier,
celui-ci est de forme rectangulaire, on devine encore aujourd’hui une
embrasure principale sur la face avant certainement pour un canon antichar
de petit calibre car le blockhaus n’est pas bien grand.
- Sur le coté droit du blockhaus se trouve une excroissance avec un
créneau de défense rapproche non blindé protégeant l’accès à la porte qui
se trouve à l’arrière celle-ci étant bouche par des moellons.
- Voilà l’histoire de ces petits ouvrages qui mériterait un sort plus
enviable que le leur aujourd’hui.

Nous voici au chemin bien nommé.

Voici le premier ouvrage à cote du pont actuel, nous distinguons les créneaux
pour FM, mais aussi le reste de la pile du pont.

Une vue vue rapproché.

L'entrée du blockhaus.

Vue sur le deuxième blockhaus on distingue une marque sur le béton derrière
le panneau routier nous indique la présence du créneau pour canon antichar.

Vue sur l'embrasure de protection rapproché pour FM protégeant la porte
d'entrée situé à l'arrière.

Vue sur la porte obturée par des moellons aujourd'hui.

Vue générale arrière du blockhaus.